Stabat Mater e brezhoneg (gwenedeg)

Description de ce cantique breton

  • Temps liturgique : Semaine Sainte
  • Solennité : Vierge Marie
  • Orthographe : Breton Vannetais
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  • Partition du cantique breton Stabat Mater e brezhoneg (gwenedeg)
  • Paroles du cantique breton Stabat Mater e brezhoneg (gwenedeg)

– Gwerzenn sakret aveit gouél Intron Varia er seih glahar (15 a viz gwenholon)

Le Stabat Mater est la séquence chantée pour la fête de N.D des sept douleurs. (15 septembre). Ce poème est aussi chanté dans les dévotions populaires autour de la passion du christ, surtout lors du chemin de croix.

Il a été composé par Jacopone Da Todi (1230- 1306) et traduit en breton vannetais par le Chanoine Le Priellec (1869 – 1945), révisé par Uisant ar Rouz pour Kan Iliz en 2016. La version bretonne stabat materse chante sur le ton grégorien.

A‐zivout er skrivagnour/ a propos de l’auteur : Jacopone Da Todi est souvent présenté par la piété populaire comme « Beato Jacopone Da Todi » Or, il ne fut jamais béatifié malgré l’ouverture de son procès en béatification au XIXème siècle. Peut‐être était‐ce à cause de son opposition (purement politique) au pape Boniface VIII qui lui valut la sentence de l’excommunication, sentence levée par le pape suivant.

Notenneù istorik a‐ziar er gwerzenneù sakret / Note à propos des séquences :  
La séquence est un genre littéraire et liturgique qui apparaît à l’époque carolingienne( IXème‐Xème siècle). Sa dénomination vient du latin « sequentia » qui signifie « suite » (sous‐entendu suite de l’alleluia) Son style littéraire s’affranchit des canons de la poésie latine classique issue de l’Antiquité romaine. La séquence correspond à un besoin de plus d’intériorité et de liberté dans la dévotion, en se détachant des schémas liturgiques précédents, par une forme littéraire plus libre et par des paroles moins hiératiques, la séquence se rapproche davantage des aspirations spirituelles des fidèles.
Cette forme prospéra jusqu’au XVIème siècle où l’on comptait plusieurs milliers de séquences. La réforme liturgique issue du concile de Trente au XVIème siècle en diminua le nombre de manière drastique. En effet, les pères concilliares, pétrits de culture classique gréco‐romaine considérèrent ce genre comme barbare et décadent. Seules quatre furent conservées dans un premier temps : celle pour le dimanche de Pâques (victima
paschali laudes), pour la Pentecôte, (veni Sancte Spiritus),  pour la fête – Dieu (Lauda Sion Salvatorem) et pour la liturgie des défunt (Dies irae). La séquence du Stabat Mater n’a été intégrée au missel romain qu’au XVIIIème siècle.
Quelques diocèses ont gardé des séquences propres comme celle de l’Assomption (1706) pour le diocèse de Paris et quelques autres diocèses de France (Induant Justitiam) en souvenir du vœu du roi Louis XIII qui consacrait la France à la Vierge Marie.
Dans le missel romain de 1969, seules deux restent obligatoires : celle de Pâques et celle de la Pentecôte.
Le Dies iræ a été purement et simplement  supprimé et le Lauda Sion Salvatorem comme le Stabat Mater sont devenus facultatifs.
En outre, leur place dans la liturgie a été changée : de la suite de l’alleluia, elle est passée dans le novus ordo missae entre la deuxième lecture et l’alleluia, ce qui liturgiquement est un non‐sens.
La « réforme de la réforme » appelée par Benoît XVI afin que les deux rites (ordinaire et extraordinaire) s’enrichissent mutuellement devrait corriger cette anomalie.
De même, il serait souhaitable de pouvoir réintégrer certaines des séquences qui ont été évacuées de la liturgie il y a des siècles.
Il existe entre autres une magnifique séquence composée aussi par Jacopone da Todi, qui est le parfait pendant du Stabat Mater dolorasa : le Stabat Mater speciosa qui avait été prévu pour la Nativité.  Ce poême fut oublié à la fin Moyen Age et a été redécouvert au XIXème siècle par le BX Frédérix Ozanam qui l’a remis à l’honneur.
En effet, Jacopone Da Todi, en fidèle disciple de Saint François associait la Nativité et la Passion. Saint François est un des premiers stigmatisés et c’est lui qui a créé la crèche de Noël.  Il est à l’origine de cette nouvelle piété  conjuguant la joie et la contemplation des douleurs du Christ. ‐ Saint François écrivit son cantique des créatures alors qu’il avait déjà reçu les stigmates‐ Auparavant, la dévotion mettait surtout l’accent sur le Christ Pantocrator, Christ glorieux et hiératique, maître de toute chose, que l’on voit aussi bien sur les icônes et les mosaïques byzantines que sur les tympans de nos églises romanes. La spiritualité franciscaine, sans rien renier des représentations précédentes du Christ, toutes empreintes de majesté, nous ouvre une autre dimension : un Christ souffrant avec nous et avec sa Mère.

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